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Nos pages en français (4.1)

 

  From NIEUWPOORT to HORTO

3. l'Italie et ses îles, 2008

1. de Menton(F) à Rome (339 NM)

 

 

Planning provisoire et progression: voir la page "Italië1 " dans " Logboek ".

 

3. L'Italie et ses îles (2008): 2. De Rome à Santa Maria di Leuca et la traversée vers la Grèce. Pf 4.2

Pour un aperçu et les ports, cliquez ici.

 

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De Menton(F) à Rapallo (I)

 

24.04.08 De Menton à Alassio. L'amélioration longtemps attendue s'affirme enfin: la haute pression arrive sur la France (1022 hPa sur notre baromètre); les perturbations dans le Golfe de Gênes s'évacuent avec la dépression qui se comble.

NE 2, l'après-midi S 1-2, ciel légèrement nuageux, soleil quelque peu hautain. Au Capo della Mortola nous sommes dans les eaux italiennes. Derrière nous Menton et le port de Garavan qui nous a tant plu, la belle ville, l'arrière-pays grandiose, et surtout les nombreux amis. Nous espérons revoir Michel et Maddy en Italie ou en Grèce, Rinaldo et Maryse se sont déjà envolés vers Kos, et commencent leur croisière vers le nord de la Grèce. Aux autres: "Au revoir, ... à quand? Arrivederci, ... a quando?" L'espace d'une grande émotion ...

 

  Gulf of Genua  

Devant nous, la Riviera Ponente, le long de l'ancienne Via Aurélia. San Remo; quelques super-yachts nous croisent - remous, clapot - direction la France: vers Antibes, pour le carénage et l'entretien, vers Monaco pour les Masters ou le Grand Prix, vers Cannes pour le Festival? Ou tout simplement ... en route? Bussana Vecchia - la moyen-âgeuse -, Taggia, Imperia, Diano Marina, la vieille ville de Cervo. Les caps se suivent rapidement: Capo Pinto, Capo San Ampeglio, Capo Nero, Capo del arma, Capo Cervo, Capo Mele. Il est midi et le vent s'est établi S - 4 noeuds de vent arrière ! - mais au

  ALASSIO  

Capo Mele, c'est la joie: un délicieux 15 noeuds au largue, qui nous permet - en quelques milles- de gagner Marina di Alassio à la voile! Comme toujours on nous donne un emplacement -

Stops: Alassio - Varazze - Rapallo - Portovenere - Fezzano - Bocca d'Arno Merina di Pisa, Marnanova - Cecina - Isola d'Elba, Porto Azzurro. Google Maps

 

un posto - entre les petites embarcations: "Bene, la piccola barca, pontile G", "Grazie!". Mais nous sommes satisfaits car nous avons obtenu un emplacement! La marina est de grandeur moyenne mais très protégée derrière l'Isoletto Gallinara. Les ormeggiatori pour prendre nos amarres, nous n'en avons pas encore l'habitude!

Le centre d'Alassio, station balnéaire charmante et réputée, est à 1,5 km du port. Mais en cette fin d'après-midi de jeudi, Alassio et sa large baie nous semblent, après l'animation de Menton, quelque peu déserts.

 

 

   

25.04.08 De Alassio à Varazze. Nous laissons l' Isolotto Gallinari - 'îlot privé - à tribord et mettons le cap sur le Capo Noli dans le NE, légèrement habillé de brume. Sans aucun doute, ce matin ce sera au moteur : variable, 2 diventando NW 3. Le long de la côte nous aurons sans doute du N-NE. La mer est d'huile et le soleil a commencé son réchauffement dans un ciel bleu un peu voilé.

Cette côte de Ligure est assez particulière: bande du littoral très urbanisée - Albenga, Loano, Finale Ligure, Noli, Savona, Albissola Marina -, immeubles assez grands, hautes collines vertes et sauvages, rudes, puis derrière, les hauts sommets encore enneigés des Alpes italiennes. Il y a de nombreux ports: Alassio, Loano, Finale Ligure, Savona - le septième port commercial d'Italie -, Varazze. Nous croisons quelques grands yachts, de rares voiliers et quelques barques de pêcheurs.

Au Capo Noli, vent app. 10 nds au 029°, Savona est à 5,5 milles, Varazze à 12 milles au 031°.

 

   

A 15 heures nous appelons la Capitainerie de la Marina di Varazze sur le canal 9 ; les ormeggiatori nous attendent à l'emplacement qui nous est destiné.

Cette marina de luxe, neuve, nous intriguait. Nous avions eu une petite appréhension. Très chère, peu de place, nous avait-on dit.

Déception quant au Wi-fi qui est - indéfiniment? - en cours de réinstallation. Et nous qui espérions pouvoir mettre notre site à jour, ici!

Varazze est une petite station balnéaire, typiquement nord-italienne, fréquentée par les habitants de Savone, Gênes et Turin. Dans les ruelles non sans charme il y du monde ce vendredi soir 25 avril - Jour de la Libération. Atmosphère agréable aussi, le long de la Promenade du bord de mer (lungomare). Dans le Casino - visiblement il a connu de meilleurs jours - où nous cherchons en vain à cette heure un introuvable point internet, le bal populaire est très fréquenté, mais tout aussi d'un autre âge! Terrasses et restaurants bondés, ce soir de jour férié. Varazze compte de nombreuses petites places - et places d'église - très charmantes.

 

 

26.04.08 De Varazze à Rapallo. De Varazze à la Punta di Portofino, il y a 27,5 milles. Beau temps, vent faible, variable, qui devrait s'établir WSW cette après-midi.

Nous quittons Varazze à 09H45 et devrions arriver de l'autre côté du Golfe de Gênes entre 15.30 et 16 heures.

C'est vers la Riviera di Levanti et ses stations élégantes Nervi, Rapallo et la perle, Portofino que nous nous dirigeons. Nous espérons faire escale à Santa Margherita Ligure et visiter de là, le Promontorio di Portofino. Plus vers le sud-est, après Chiavari et Lavagna, nous verrons les Cinq Terres - le Cinque Terre -, Vernazza, puis Portovenere, avant le Golfe de La Spezia.

Traversée agréable mais à moteur - car il y trop peu de vent - même si la grand-voile est haute. Nous déroulons pour quelque temps notre génois, mais celui-ci se remplit à peine. Un grand yacht sous pavillon cap-verdien nous rattrape à grande vitesse, puis c'est au tour d'un ferry de Tunisia Ferries.

 

   

Un beau voilier nous précède jusqu'à la Punta di Portofino, ici c'est aussi le domaine de la plaisance du luxe.

Petites barques de pêcheurs, yachts rapides, voiliers de toutes les dimensions: nous ne sommes pas seuls en mer, ces derniers 7 milles.

Puis soudain, un accueil enthousiaste se manifeste: quatre dauphins nous accompagnent, jouant dans notre vague d'étrave: avant de plonger, ils se retournent comme pour nous encourager en nous adressant un clin d'oeil d'une aguichante complicité.

Le clapot provoqué par les nombreuses embarcations s'intensifie à l'approche de Portofino, qui apparaît progressivement dans toute sa charmante beauté.

En ce samedi après-midi, le mouillage est fort fréquenté.

 

Vers 16H30 nous arrivons à Santa Margherita di Ligure, mais comme il y a des régates, on ne peut nous donner une place; on nous conseille Rapallo, à moins d'un mille et demi.

 

Rapallo. Porto Carlo Riva Nous trouvons un posto bien central - entre deux voiliers, cette fois enfin - dans cette agréable marina du Golfo Marconi, où furent réalisés les premiers essais de radio-transmission.

 

   

27.04.08 Rapallo est une station balnéaire élégante: de nombreux hôtels, un beau quartier ancien, intense mélange de styles, où le baroque, le rococo et les néo-styles font bon ménage avec les très nombreuses constructions datant du moyen-âge.

En 10 minutes, par la Promende du bord de mer - lungomare Vittorio Veneto - nous gagnons le centre, très animé, ce samedi soir. Malgré la relative fraîcheur les terrasses des cafés, des salons de dégustation de glaces, et des restaurants sont bondées.

Sur la Promenade, agrémentée de petits jardins et de palmiers, les promeneurs déambulent, commentant à haute voix on ne sait quel événement ou expérience personnelle. Bien typiquement italien aussi, ce bord de mer, où les cabines de bain colorées attendent les estivants. A la voir déjà si vivante en cette fin d'avril, nous imaginons que Rapallo, l'élégante, qualifiée de sophisticated par Rod Heikell dans son Italian Waters Pilot, connaîtra, malgré ses prétendues apparences très distinguées, une fièvre estivale certaine, la febbre dell'estate...

 

   

Visite de Portofino cet après-midi: en bus jusqu'à Santa Margherita Ligure, puis par la route - trottoir puis longue passerelle-piétons en bois; c'est finalement par l'agréable sentier pour piétons, bien ombragé que nous atteignons Portofino ( évitez de continuer par la route, nous avait fortement conseillé, ce matin, notre voisin de port, la circulation y étant intense et dangereuse ! ).

Portofino, est-ce vraiment si beau? Oui, trois fois oui! Portofino, est-ce très touristique? Oui, vraiment très! Mais la visite s'impose!

Nous sommes néanmoins heureux de ne pas y être au mouillage ( Marina di Portofino, bouées, ormeggiatori ), très secoué dans le va-et-vient des vedettes "touristiques". Autour de cette crique naturelle, des maisonnettes très colorées, des hôtels et des boutiques de luxe, de magnifiques villas sur les hauteurs, des églises et des chapelles, d'agréables terrasses de café - où nous dégustons un cappuccino. Nous montons au jardin du Castello San Giorgio d'où la vue sur Portofino est magnifique. Le petit cimetière sur les hauteurs, est un charmant havre de paix ... éternelle.

Nous empruntons le bus (il pullman) pour rejoindre la Gare routière de Rapallo.

 

29.04.08 Hier nous avons enfin pu mettre à jour notre site: au Bureau de Tourisme nous avons retiré la liste des points internet.

Puis nous avons pris le bus pour Santa Margherita Ligure où nous avons fait une agréable promenade dans le ville ville. La Basilique de Santa Margherita datant de 1658 vaut la visite, particulièrement pour sa statue de la Vierge avec l'Enfant, de 1776 au-dessus du maître-autel - ardente vénération de la Sainte Vierge du Rosaire suite à de nombreuses guérisons. L'église possède aussi quelques beaux tableaux et statues. Lorsque, après avoir visité l'église, nous goûtons un excellent cappuccino, les premières gouttes de pluie tombent ...

   

Il pleut beaucoup toute la nuit et aujourd'hui la journée reste très nuageuse, fraîche et pluvieuse.

A nouveau nous prenons le bus: direction Camogli cette fois, où de hautes maisons - "les maisons des femmes de pêcheurs ", case delle moglie, comme dit notre aimable voisin de port - enserrent le pittoresque port de pêche (les femmes y auraient été placées par leurs maris, en attendant leur retour de pêche, afin de garantir leur fidélité!).

01.05.08 Escale donc bien agréable à Rapallo !

Et comme en ce 1er mai la "saison" commence réellement, c'est une ville très animée qui par cette belle journée retrouve ses charmantes occupations de villégiature: la passagiata sur le Lungomare, l'animation autour des cabines de bain multicolores fraîchement repeintes, les terrasses des cafés et des restaurants bien occupées, le port où les curieux déambulent, les rues commerçantes de la

   
 

zone piétonnière où tous les commerces sont ouverts ...

Notre promenade nous conduit par des jardins fleuris vers la minuscule plage de la Baia dei Sogni. En sauvourant un cappuccino - encore! - nous y observons avec une curiosité amusée ce petit monde des villes qui, en ce long week-end, se livre aux plaisirs de l' elioterapia ...

 

Récital de piano et chant dans le charmant auditorium - un peu rose-bonbon - du Cloître des Clarisses. Agréable divertissement de la Scuola di Musica Sabezia, belle voix de la chanteuse, belle prestation du pianiste appliqué.

Le soir nous allons écouter Enrico Ruggeri: le concert de rock en plein air est offert par la municipalité.

Mais nous pensons déjà à notre départ, et vers les 11 heures nous retournons au bateau ...

 

De Rapallo par les Cinque Terre vers l'isola d'Elba

 

02.05.08 De Rapallo à Paratonnerres et la Rade de La Sépias. Vent de SW, virant N à NW 3, mollissant 2, beau temps, mer belle, bonne visibilité. Belle journée donc pour naviguer le long de cette très impressionnante et pittoresque côte des Cinq Terres : il y a peu de vent et nous naviguerons surtout au moteur, mais cela est commode comme nous voulons nous rapprocher autant que possible de ces rudes et encore traditionnels villages de pêcheurs qui font la renommée de cette côte: Corniglia, Monterosso, Vernazza, Manarola, et Riomaggiore. Côte âpre et sauvage, villages longtemps isolés, que l'on ne pouvait atteindre qu'en bateau ou à pied. Maintenant une ligne de chemin de fer et une route - mais celle-ci passe plus haut dans le flanc de la montagne - permettent au voyageur de se rendre dans le Cinque Terre.

 

 

   

Réserve naturelle et inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, situés en bordure de la réserve marine, ces villages, où la culture viticole - e.a. le sciacchetrà - et la culture citronnière constituent les principales ressources, connaissent un intérêt touristique certain et grandissant; et aujourd'hui nous en avons la preuve: une chenille humaine multicolore sans fin marque le sentier qui relie les villages, et sur les versants nous voyons briller de minuscules pare-brise de voitures ... Mais heureux ceux qui contemplent les Cinq terres de la mer, loin du fourmillement des milliers de touristes! Nous voyons Vernazza et Riomaggiore, les plus impressionnants villages à notre avis, comme sur des cartes postales, qui nous seraient réservées!

 

 

 

  Vers PORTOVENERE appr.Punta San Pietro  

A 15H30 nous mouillons dans la Cala della Fornace derrière la pointe NE de l'Isola Palmeria.

Lorsque le soleil aura abandonné l'anse à la nuit tombante et qu'une brise fraîche s'y engouffre nous décidons de gagner le mouillage dans le NE de Portovenere, face à l'Isola Palmeria.

Nous n'y sommes pas seuls, mais sans problème nous trouvons "notre coin tranquille", à une cinquantaine de mètres des bouées qui marquent les parcs mytilicoles.

Vers 23H les derniers pêcheurs ont fini d'emprunter la passe entre l'île et Portovenere - large seulement de deux cent mètres - et le calme s'installe alors dans le mouillage...

 

 

03.05.08 Dans l'après-midi nous décidons de passer la nuit suivante à Le Grazie: hélas, non abbiamo posto libero, sera la réponse - aimable pourtant - à notre appel. Comme Porto Lotti n'a pas d'emplacement pour les bateaux de moins de 10m, on nous conseille la Marina del Fezzano, dans l'ouest de la rade de La Spezia, à deux milles de notre mouillage.

Dans cette petite marina, relativement récente, nous trouvons finalement un bon emplacement - le premier près de l'entrée était un peu agité - , et un parfait accueil ce qui est un vrai bonheur, car le gros et méchant rhume d'Eric nous obligera de prolonger l'escale de quelques jours.

Fezzano est un agréable petit bourg dans la Rade de La Spezia - port très actif, port militaire de surcroît -, un peu à l'écart, dans un décor bien vert et, chose surprenante, c'est un véritable havre de paix dans environnement pourtant bouillonnant d'activité. Un village comme il en existe de très nombreux sans doute, sans particularité, mais plaisant, avec sa place, son bistro, ses quelques échoppes,ses deux ou trois petits restaurants, son église - un peu plus haut dans le village -, son petit port, à côté de la marina ...

Nous visiterons Portovenere - le bus ( toutes les demi-heures ) nous y conduit en quelques minutes - mais cette fois nous garderons une impression de légère déception: "vu de la terre", Portovenere est très touristique et n'a pas, selon nous, le charme tant loué.

 

   

07.05.08 De Fezzano à Bocca d'Arno, Marina di Pisa. Nous quittons Marina del Fezzano pour une navigation de trente milles le long de la Côte toscane.

Nous passons le port de Carrare - les impressionnants "glaciers" des carrières de marbre sont visibles longtemps dans un scintillement éclatant - et Viareggio, station hautement touristique avec port de plaisance et tarifs prohibitifs - catégorie 5 selon Rod Heikell. A 2,5 NM de l'embouchure de l'Arno, nous verrons se dessiner dans les brumes de l'après-midi l'île interdite de Gorgona, ancien bagne, et actuellement réserve naturelle.

Ce n'est qu'après avoir remonté le fleuve sur quelques 500 mètres puis être revenus vers l'embouchure, puis être remontés à nouveau, que nous trouvons, non sans difficulté donc le ponton de Marinanova entre les très nombreux petits chantiers et leurs installations, sur la rive droite - la rive gauche étant un camp militaire et une réserve naturelle. Lorsqu' apparaîtra enfin Mauro Favati le propriétaire des lieux, auprès de qui le directeur de la marina de Fezzano nous a recommandé, nous pourrons enfin terminer notre amarrage, non sans cette fois quelque hésitation ...

Finalement il semblera que nous sommes bien arrivés où nous voulions arriver, le lieu est pittoresque, charmant, "vrai" et calme ... ce soir!

 

 

   

08.05.08 Pise. Ville de beauté et de culture, ville d'édifices historiques monumentaux célébrissimes, ville au charme aristocratique agréable, mais, aussi, ville qui néglige ses bâtiments publics, ses squares, ses parterres, ses bancs, ville où les revêtements des rues sont dans un état lamentable, ville où des conteneurs d'ordures, des panneaux rouillés et de très nombreux graffitis défigurent de belles façades ou tel très beau porche ... Ville appauvrie dans un Etat appauvri, alors que la population considère bien souvent que les impôts sont un mal ... Le plaisir des yeux, oui certes, mais en reprenant le bus en fin d'après-midi, nous réaliserons qu'il manquait ici une certaine d'atmosphère, un certain charme ...

De la station des bus nous traversons les quartiers de la rive gauche par le Corso d'Italia et après avoir remonté l'Arno nous le traversons pour rejoindre, sur la rive droite, la Piazza Martiri della Liberta et le Campo dei Miracoli.

La Piazza del Duomo, le Duomo, la Torre pendente, le Battistero et le Camposanto forment un ensemble d'une impressionnante majesté que nous essayons de prendre en photo, malgré la foule des touristes, et les stalles de souvenirs! Retour par la Piazza dei Cavalieri vers la rive gauche - tout en prenant le temps d'admirer la belle façade du palais des Chevaliers, les marbres de l'église San Stefano, et le palais della Gherardesca construit par Vasari. Il nous faut encore passer par l'église Santa Maria della Spina, ce remarquable joyau ciselé.

 

 

09.05.08 De Bocca d'Arno à Marina di Cecina. Vingt-cinq milles nous sépare de ce petit port tranquille où nous voulons nous arrêter et évaluer l'évolution de la météo. Une dépression orageuse se creuse sur l'ouest de l'Algérie et se déplace vers le Golfe de Valence: c'est peut-être l'établissement d'un temps moins clément qui se profile.

 

   

 

Ce sera une navigation agréable: trois heures de pur plaisir voileux ... le reste - près de 10 NM - nous l'avons effectué au moteur!

Cecina mare est un petit port bien protégé mais assez désordonné, banal mais actif par son école de voile - en Italie quasi tous les ports, même les plus modestes, ont leur école de voile affiliée à la Lega Navale. Il y a peu d'eau dans l'embouchure du Fiume Cecina qui s'ensable - tirant d'eau maximum 1,50m mais pour nous cela est encore largement suffisant!

Nous y trouvons une place, près de l'entrée, au quai, entre d'autres voiliers. L'entrée du port se situe à 0,25 mille en amont du fleuve. Mis à part de très actifs travaux de dragage, il n'y pas - d'autre ? - trace du projet de nouveau port. [ mise à jour 2013: http://www.portodicecina.it/ ]

10.05.08 De Marina di Cecina à Porto Azzurro (Isola d'Elba). Temps idéal pour une belle navigation lorsque nous quittons Cecina mare. La perturbation semble passer plus au sud, et devrait donc nous épargner.

Vent (ap.)15-18 noeuds, mer calme, temps ensoleillé. Nous pourrons naviguer à la voile durant une bonne heure dans des conditions parfaites, puis le vent mollit, varie, et tombe tout à fait! Nous poursuivons au moteur.

 

Stops: Cecina - Isola d'Elba, Porto Azzurro - Isola del Giglio - Cala Galera - Riva di Traiano - Roma Ostia, Porto Turistico. Google Maps

 

Porto Azzurro est situé sur la côte est de l'île d'Elbe, à 33 milles de Cecina. Il est 14H et nous approchons de l'île, lorsque, soudain le vent est à nouveau là. Nous avons Punta Falcone sur bâbord.

A la voile!

Elbe dessine ses contours capricieux dans un ciel bleu quelque peu brumeux. Le soleil est légèrement voilé; la mer est d'un bleu acier, .

Puis, à bâbord, apparaît Salivoli, port situé sur le continent, que nous avions gardé en réserve, et ensuite au loin, Piombino.

Sur tribord avant, l'île d'Elbe et à bâbord la petite Isola Paimaiola. De nombreux voiliers naviguent à la voile, tirent des bords. Le ferry - Portoferraio-Piombino - fait route, et un deuxième aussi, dans l'autre sens, venant de Piombino, puis un. hydroglisseur apparaît à grande vitesse, il se dévie et passe derrière nous. Ici, nous ne sommes vraiment pas seuls!

A 16H30 nous amarrons au quai de Porto Azurro, au nom impressionnant de Marina di Porto Azzuro, Balfin, capo pontile Giovanni Messina, devant la place, en plein centre du village ...

 

 

 

De l'entrée de la grande baie le port se distinguait mal, le repérage était donc assez confus, mais notre Pilote aidant, et l'ormeggiatore sympa nous guidant par son portable (!), l'arrivée aurait dû être somme toute évidente ... mais, hélas, pas pour nous - confusion, hésitation ! Enfin, nous trouvons.

Les nombreux emplacements libres à côté de nous, seront progressivement pris par de gros yachts ... derrière lesquels nous disparaîtrons ... mais après un bon repas et un Bordeaux plein de saveurs, ces caravanes flottantes seront réduites à d'inévitables miettes dans le décor!

12.05.08 Isola d'Elba, Porto d'Azzurro. Hier beau temps malgré une (brève) averse, mais aujourd'hui la perturbation orageuse s'intéresse aussi à l'île d'Elbe, bien que fort indirectement: pluie continue, nuages stratus bas. Quelques voiliers (en majorité français) ont quitté leur mouillage et sont venus se réfugier dans le port, mais en ce lundi de Pentecôte, c'est loin d'être l'affluence.

Comme à Porto Azzurro il n'y a plus (!) de point internet, et que le temps médiocre se prête à une ballade en bus, nous décidons d'aller à Portoferraio, où nous devrions trouver une connexion.

 

16.05.08 Porto Azzurro. Un navigateur allemand qui ramène le voilier qu'il vient d'acquérir, de Trieste en Allemagne, nous passe un bon tuyau pour les connections internet. Vingt-quatre heures plus tard, nous utilisons l'intéressante promotion UMTS 9GB à 25 euro par mois de TIM-Alice (voir Kortom 10.), que nous avons acheté à l'agence TIM de Portoferraio. Lorsque nous rentrons le petit port s'est vidé ... à quelques charters près.

La municipalité ayant décidé de rénover le bloc sanitaire en ce début de saison, nous sommes contraints de nous débrouiller et de faire preuve d'une certaine imagination!

Bien que Nehalinnia soit amarré au quai et malgré la proximité de nombreuses terrasses, notre emplacement est très calme, la circulation étant très limitée. Des nombreux commerces nous n'avons que l'embarras du choix.

Elbe est une belle île et, même à cette époque, déjà très touristique. Particulièrement verte, l'île d'Elbe offre des paysages variés: douces collines, baies profondes, une côte découpée, puis soudain le paysage devient aride et aigu - ici commence la montagne, avec son point culminant à 1018 m, le Monte Capanne.

Avec la carte de randonnée Compass nous trouvons quelques belles ballades. Avec le ticket-à-sept-euro-une-journée-tous-les-bus nous faisons le tour de l'île (ticket dans les kiosques à journaux, et pour 39 euro il est possible de louer une Fiat-Panda 9h-19h).

Les dieux de la météo ne sont à nouveau pas bien disposés à l'égard de la poursuite de notre périple: pluies, gros orages et vents contraires - ce sirocco qui couvre de sable jaune les bateaux ! - nous découragent de traverser maintenant vers la petite île du Giglio à quelques 32 milles dans le SE. Nous sommes donc contraints de prolonger notre séjour sur l'île d'Elbe - comme Napoléon, qui a vécu ici pendant près d'un an, contraint lui aussi, mais qui après son retour glorieux à travers la France, a connu la défaite absolue à Waterloo et l'exil de la lointaine St-Hélène. Nous, nous prendrons notre "mal" en patience et nous nous soumettrons à Poseidon. Comme Ulysses, Jason et Enée, nous vivons notre destin de "vagabonds de la Méditerranée". Ce qui en fait, n'est vraiment pas un grand malheur ...!

 

De l' île d'Elbe à Porto Ercole et Marina Cala Galera

 

 

 

22.05.08 Isola del Giglio. Après plusieurs jours de mauvais temps et de pluies intenses nous partons finalement pour l'île du Giglio.

A 07H30 nous larguons les amarres: il y a une trentaine de milles jusqu'à notre point de route situé à 1NM au N de la pointe nord de l'Isola del Giglio. Vent: SSE 8 nds, cap 135°.

A 10H00 l'île de Montecristo est à 20NM, 220°, à peine visible dans la brume. Devant nous Giglio, à environ 16 milles. A moins que le vent ne s'établisse au SW - comme nous fait espérer la prévision - et fraîchisse un peu, il nous faudra continuer au moteur ... Il fait encore assez frais en mer et malgré le soleil, c'est le ciré et le polaire qui doivent créer la sensation de chaleur!

De Menton, Michel et Mady nous font savoir qu'ils sont contraints d'annuler leur projet de croisière: notre rencontre en Grèce n'aura donc pas lieu ... cette année !

A midi le vent nous permet de dérouler le foc et lorsque l'anémomètre indique 12nds, nous pouvons enfin arrêter le moteur.

C'est à la voile que nous entrons à Giglio, enfin baigné dans le soleil.

 

 

L'île du Giglio, verte et aux contours plus doux qu'Elbe, est relativement touristique. La petite île est est desservie par de fréquentes allées et venues de ferries. Notre emplacement d'abord très tranquille, le sera hélas beaucoup moins après l'arrivée de deux voiliers de location battant pavillon allemand. Nous ferons le tour du village, fréquenté par de nombreuses cohortes de plongeurs. Eric y dégustera enfin une glace, exquise: l'artisan-glacier - établi dans la petite impasse en amont du port - s'étant spécialisé dans la fabrication de glaces exemptes de gluten! A notre retour au port tous les emplacements du ponton - les postes dans le port sont limités par les travaux d'extension de la jetée - seront occupés: une dizaine de bateaux y ayant trouvé une place.

 

   

23.05.08 De l'Isola del Giglio au Promontorio Argentario. Après une nuit assez brève, perturbée par nos bruyants voisins maleducati et par une averse aussi intense que soudaine nous quittons Giglio à huit heures pour le Promontorio Argentario et le port de pêche de Porto Ercole, à 16 milles au 095°. La presqu'île apparaît sombre et un peu menaçante, la mer est grise et les gros nuages sombres ne présagent pas d'une belle journée. Notre cap est navigable à la voile, et nous nous retrouvons rapidement au près, dans une mer désagréablement hachée, la houle étant contraire au vent irrégulier de SSE et aux vagues. Notre vitesse moyenne plafonne à 4,5 nds. A l'approche de la haute côte rocheuse nous sommes contraints de démarrer le moteur - notre vitesse remonte alors à 5,5 nds, malgré la mer - mais finalement nous devons enrouler notre foc qui se met à faseyer. Un bateau de pêche qui traîne son chalut, nous oblige à nous écarter de notre route.

A Porto Ercole, où nous nous présentons peu après onze heures, nous ne trouvons pas de place - nous apprendrons plus tard dans la journée, que les quelques places visiteurs si elles existent (Rod Heikell en mentionne 10) seraient occupées par des charters, alors que six clubs et

 

 

     

 

circoli se partagent l'ensemble des pontons. Après un appel téléphonique à la Marina di Cala Galera, mentionnée dans le Pilote de Heikell comme charge band 5 expensive - "jusqu' à 100 euro en cas de réservation" (sic) - nous trouverons un emplacement que nous ne payerons que 21 euro (T.T.C.)!

Marina di Cala Galera est une marina assez neuve, où nous profiterons enfin d'agréables installations sanitaires, et qui offre parfaitement la plupart des services - plusieurs shipchandlers, services bancomat, petit supermarché, para-pharmacie, bar et restaurant, etc., et un grand chantier très actif. Quelques magnifiques unités de luxe - voiliers à quatre et cinq barres de flèche et grands yachts avec équipage - occupent la jetée W; malgré ce luxe - ou plutôt à cause de celui-ci - la marina n'a pas vraiment d'âme et c'est tout naturellement vers Porto Ercole, pittoresque bourg de pêcheurs - encore ... - que nous dirigeons nos pas pour humer l'atmosphère du Promontorio Argentario - presqu'île d'une circonférence d'environ 45km.

A nouveau nous avons pu apprécier les avantages de notre connaissance - bien que toute relative - de la langue italienne; nous imaginons les difficultés et les agacements nombreux le cas échéant car depuis notre départ de Menton nous avons pu juger de la non-connaissance quasi absolue - et jusqu'à notre grand étonnement en certains endroits - des langues étrangères. "Do you speak English?" ou "Vous parlez français?" , "a little" ou "un peu". Puis suit habituellement, hélas, quelque balbutiement incompréhensible, qui provoque le découragement complet de notre, souvent très sympathique, interlocuteur qui trouvera alors dans un flot logorrhéique en italien la seule issue honorable ... ! Mais soyons beaux joueurs: nous n'avons pas encore parcouru la moitié de notre périple italien, il reste donc ... un mince espoir!

Le scirocco ayant décidé de contrarier nos tentatives de rejoindre Rome au plus vite - il nous reste une bonne soixantaine de milles -, et voulant rester fidèles à notre adage: viaggiare contenti, nous devons peut-être nous préparer à une brève exploration du Promontorio Argentario.

 

De Porto Ercole à Rome

 

01.06.08 De Porto Ercole (Marina Cala Galera) à Riva di Traiano (Civitavecchia). Après quelques jours de mauvais temps - orages, pluies diluviennes et un fort vent de SE - un certain changement semble se dessiner, mais si le vent semble moins "ancré" au SE, les orages et la pluie ne sont pas loin. Une dépression sur l'Algérie qui semble se décaler vers le NE ne nous inspire rien de vraiment bon et la relative - petite - haute pression sur l'Italie (1018 hPa ce matin) ne résistera pas longtemps. Mais nous avons aimé cette escale prolongée: Cala Galera est, finalement, une marina très agréable, Porto Ercole, charmant, nous plaît beaucoup, et le bus nous a conduit à la découverte d'Orbetello et Santo Stefano.

 

Il y a 32 milles jusqu'à Riva di Traiano. Nous appareillons à 07H30. Ciel gris, gros nuages noirs derrière nous. Les gribfiles ( U-grib ) que nous avons chargés sur la toile nous rassurent: ni gros vent, ni fortes pluies à craindre ... en principe!

Sept heures plus tard nous sommes en mer Thyrénéenne et nous amarrons dans le Porto turistico Riva di Traiano, après avoir longé cette côte toscane méridionale assez monotone: petites collines, quelques agglomérations ci et là, deux ou trois sites industriels, nous avons vu beaucoup plus beau!

Nous avons déroulé quelque temps notre foc, plus par envie de changement que pour le résultat ...

 

Passé Civitavecchia et les grands bateaux de croisière amarrés dans le port - Rome n'est plus qu'à une cinquantaine de kilomètres - voici donc Riva di Traiano: nous arrivons juste à temps pour assister au début de la "parade": petits yachts, vedettes et voiliers sacrifient au rituel du dimanche après-midi. Une brève sortie, et puis on rentre, lentement, regarder et être regardé! Un dimanche comme les autres, à Riva di Traiano, en Italie!

 

03.06.08 Hier nous avons visité Civitavecchia. La municipalité fait des efforts de rénovation - le front de mer, le lungomare et quelques rues et places autour du Théatre - mais nous n'avons pas vraiment été convaincus de la réelle réussite de l'opération, ni charmés: la ville manque toujours de caractère et présente un aspect assez négligé.

Pour demain on annonce à nouveau beaucoup de pluie: nous ne continuerons pas notre navigation vers Rome, mais rejoindre Rome en train nous semble une bonne option .. et il vaut mieux préparer la visite. Notre Michelin-vert - bien qu' assez succinct - nous y aidera.

 

Notre visite d'un jour de Rome, au départ de Civitavecchia. Départ en bus pour Civitavecchia (8H30, halte près de la marina). Train de Civitavecchia - 08H59 - pour ROMA TERMINI -10H15 - mais il y en a de plus rapides! - (BIRG-ticket: 9 euro = 1 jour tous les transports publics vers et à Rome, en vente dans tous les "tabacchi" et les gares). ( album-photos )

Dans un des nombreux kiosques de l'imposante gare ROMA TERMINI (30 voies /quais!) nous achetons un plan de Rome, plastifié (3 euro) - car il pleut des cordes!. Nous comparons notre petit projet de visite et le plan autour d'un cappuccino dans un bar de la Via Cavour, non loin de la basilique S. Maria Maggiore***. Aujourd'hui nous voulons nous limiter à une visite-atmosphère: pas de file, pas de visite détaillée; la Rome d'aujourd'hui, la Rome d'hier, ... d'avant-hier, et de bien avant!

La Rome des Romains d'aujourd'hui est une ville de plus de 2,5 millions d'habitants où présent et passé coexistent harmonieusement!

Par cette artère importante - la Via Cavour - nous atteignons aisément le Colosseo***, amphithéâtre pour 50.000 spectateurs datant de l'an 80. La pluie est un don des dieux pour les nombreux marchants de parapluies. "Suivez le guide": Japonais, Hollandais, Allemands, Américains, Italiens ... le monde entier semble avoir trouvé le chemin de Rome - tous le chemins mènent à Rome!

 

 

   

Au monumental Coliseum nous préférons l'Arc de Constantin (Arco di Constantino***), puis longeant le Mont Palatin*** nous gagnons le Forum Romanum*** . Douze siècles de civilisation romaine devant et sous nos pieds! Un hélicoptère survole la ville: d'une aimable religieuse Kaat apprend que Rome est une ville assiégée: le sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire qui se tient les jours suivants , réunit de nombreux chefs d'état et chefs de gouvernement - Lula, Sarkozy, Ahmadinejad ... Entre-temps les touristes semblent fascinés par les témoignages du passé: la Via Sacra, l'Arc de Septime-Sévère, le temple de Vespasien, la colonne de Phocas, la Maison des Vestales .... guides, explications, qui s'y retrouve?

Mais voici soudain le soleil: les flaques sont toujours là, mais les touristes sont heureux, les chauffeurs iraniens aussi, et les Romains, et nous ! Pas les marchants de parapluies. Soleil. Il fait soudain très chaud. Nous avons poursuivi notre promenade jusqu'au Campidoglio***. Sur la Piazza del Campidoglio***, de magnifiques palazzi, et la statue équestre de Marc Aurèle - une copie car l'original est au Palazzo Nuovo, Musei Capitolini. D'ici nous avons une vue imposante sur le Forum Romanum. Flash et caméras de partout, car la digitalisation ignore les quantités! Par les marches devant le Palazzo Senatorio nous quittons Campidoglio; nous gagnons la Piazza Venezia en contre-bas. Nous voici en route vers la Chiesa del Gesù; malchance: cette magnifique église des Jésuites datant de la Contre-Réforme vient de fermer ses portes pour cause de (longue) pause du déjeuner - jusqu'à 16h! Nous voulions y admirer la riche décoration baroque.

 

Marcher aiguise l'appétit. Il est l'heure d'un petit lunch: sur le Largo Torre Argentina nous trouvons une terrasse agréable.

 

Lorsqu'un peu plus tard nous repassons par la Via del Plebiscito, et que nous atteignons, par la Via del Corso, la Fontana di Trevi, nous aurons respiré l'atmosphère d'une grande artère commerçante et chique.

La très belle Fontaine de Trevi, un imposant monument baroque, est sans aucun doute un des lieux les plus visités de Rome, lisons-nous dans notre guide Michelin: quelques instants plus tard nous en avons la confirmation. Kaat devra avoir pas mal de patience avant de pouvoir sacrifier au rite populaire car une foule compacte occupe les abords de la fontaine. Le dos tourné à la fontaine, Kaat y jettera enfin ses deux pièces de monnaie, une pour s'assurer un retour à Rome, une autre pour que son voeux soit exhaussé.

Mais le temps soudain chaud, a suggéré à Eric de réaliser sur le champ un voeux assez simple: la dégustation d'une glace chez Il Gelato di S. Crispino, le glacier le plus connu de Rome, dans la Via della Panetteria.

Avant de songer au retour, nous voulons voir la Piazza di Spagna.

A nouveau notre itinéraire nous conduit par des boutiques de luxe, mais cette fois dans de petites rues charmantes. Rome, capitale du luxe, rivale de Paris? Versace, Armani, Gucci, Prada, Bulgari ...

Grande animation, foule à nouveau, bien internationale, à la Piazza di Spagna. De belles limousines y déposent d'importants visiteurs, les plus nombreux issus ... d'Asie du Sud-est!

La station de métro est toute proche. D'ici nous rejoindrons la gare de Roma Termini. Mais d'abord une dernière concession à notre curiosité: une visite au célèbre café historique, Caffè Greco, dans la Via dei Condotti, près de la Piazza di Spagna. Ce café datant du milieu du XVIIIe siècle était le lieu de rendez-vous d'artistes et écrivains tels Goethe, Stendhal, Berlioz, Wagner. Dans les étroits salons, celui du fond ainsi surnommé " l'omnibus ", la décoration et le mobilier sont en grande partie comme autrefois: de beaux tableaux et d'autres objets d'art doivent suggérer l'ambiance des rencontres d'antan. Nous y dégustons un cappuccino freddo, servis par un serveur en queue de pie!

   

 

Mais il est l'heure de songer à notre train: voici donc le métro, et notre ticket BIRG. A 17H30 départ du train pour Civitavecchia. Hélas, à l'arrivée, le bus de 19H30 qui doit nous emmener vers Riva di Traiano, ne circule pas en semaine: les horaires sont très peu clairs et c'est à cause des nombreuses notes et restrictions, incompréhensibles pour celui qui ne connaît pas la ville, que nous nous sommes laissés piéger. Mais l'Italie ne serait pas l'Italie si ... Alors que nous attendons un improbable taxi à la gare, et qu'un policier est déjà venu à notre secours pour chercher une solution - car ici on ne peut appeler un taxi par téléphone -, un employé des chemins de fer, qui termine sa journée, vient soudain nous proposer de nous conduire au port. Nous acceptons. Cette solution n'est pas seulement pour nous la bienvenue: notre chauffeur de circonstance trouve ainsi une contribution à se faire le plein à bon compte!

 

   

04.06.08 De Riva di Traiano (Civitavecchia) à Porto Turistico di Roma-Ostia.

Une belle matinée en mer: à 12H15 nous amarrons dans le Porto Turistico di Roma-Ostia.

Nous sommes partis à 7H et nous avons parcouru les 27 milles en grande partie au (très) grand largue, moteur et grand-voile haute. Lors de notre départ, vent arrière à peine perceptible et mer quelque peu confuse.

Pendant les derniers 10 milles le vent monte sérieusement et la mer se forme.

A l'entrée du port de Rome il souffle un bon 5 bft et les vagues roulent joyeusement sous notre coque. Nous faisons alors 6,4 nds, ce qui pour notre voilier n'est pas coutume. Le pilote automatique en perd son sang-froid et nous préférons reprendre la barre.

Porto turistico di Roma est une grande marina, assez récente, offrant tous les équipements et toutes les facilités, ainsi qu'un bon accueil. Pour notre 27 pieds nous payons 27 euro - alors que cette marina est réputée pour ses prix élevés ...

Et enfin, depuis longtemps - depuis Le Lavandou -, Nehalinnia est amarré le long du ponton, en toute quiétude!

 

 

   

05.06.08 Notre deuxième promenade d'un jour , à Rome, au départ de Porto turistico di Roma-Ostia . (itinéraire, voir "Kortom" sous Porto turistico di Roma) [ album-photos ]

En moins d'une heure nous atteignons grâce aux transports en commun (ticket global 1 euro) le point de départ de notre deuxième promenade, à la station de métro "Ottaviano-San Pietro": aujourd'hui nous voulons voir la Place Saint-Pierre et effectuer une autre promenade d'atmosphère. Sur notre route vers San Pietro***, une courte pause-repas - car il est déjà l'heure d'un pranzo, comme nous sommes partis assez tard . Nous ne visiterons pas la basilique (il faut y faire la queue au scanning de sécurité!) néanmoins nous voulons prendre une "autre hauteur". Un tel magnifique, et imposant panorama*** nous l'aurons du haut du Castello Sant'Angelo*** (8 euro), près du Tibre - à petite distance par la via della Conciliazione. Ici pas de file, bien qu'il y ait du monde, mais la grande foule des visiteurs est encore à table.

 

 

Appartements papaux du XVIe siècle, magnifiques peintures murales et plafonds, une exposition contemporaine en l'honneur de Galilée, et de la terrasse supérieure une vue à couper le souffle sur la Ville aux sept collines! Une bonne averse fera évacuer la terrasse que nous retrouverons rapidement, baignant dans les rayons du soleil revenu.

Par le Ponte Sant'Angelo nous gagnons la via Coronari; par ce pittoresque quartier des antiquaires - avec à nouveau une halte-glace obligée (mais Rome en est la Mecque!) à la Gelateria del Theatro Coronari, dans une plaisante ruelle adjacente - nous arrivons à la Piazza Novana***, où la Fontaine des Fleuves (le Danube, le Gange, le Rio de la Plata, et le Nil, symbolisant les quatre parties du monde, comme nous dit notre guide) est hélas cachée en partie par un échafaudage de restauration. Cette grande place rectangulaire est sans aucun doute la piazza qui compte le plus grand nombre de terrasses: des musiciens, des peintres, et d'autres artistes de rue sollicitent ici l'intérêt et les faveurs des centaines de visiteurs et leur obole. Les prix dans les cafés sont un peu plus élevés tout en étant toujours légèrement inférieurs à ceux pratiqués dans les autres grandes capitales européennes et centres touristiques. En ce qui concerne cet aspect en général, l'Italie est sans aucun doute plus humble que la France!

Un caffè freddo, exquis, chasse la fatigue qui commençait à nous gagner! Nous reprenons notre découverte par le Corso Vittorio Emanuele vers la Piazza del Argentina, où nous avons mangé avant-hier midi: dans les ruines situées à un niveau inférieur, une colonie de chats se plaisent dans les rayons d'un soleil qui commence à décliner.

   

 

Les rives du Tibre ne sont pas loin; par de petites rues piétonnières animées, longeant la synagogue et le musée israélite, nous retrouvons les ponts qui donnent accès à l' Isola Tiberina, l'îlot minuscule sur le Tibre; le fleuve coule maintenant avec force. Un quart d'heure de marche en direction NW, le long de la rive du Tibre - la circulation ici est intense - et nous voici au Circo massimo, vaste plan vert, d'où nous avons une belle vue sur la face sud du Mont Palatin.

La station de métro toute proche est fermée pour cause de sommet de la FAO. Nous empruntons donc la via S.Gregorio pour rejoindre la station Colosseo: ainsi nous profiterons encore d'une vue supplémentaire sur le côté est du Palatino.

Notre deuxième promenade romaine se termine donc où nous avons débuté la première: au Colisée et à l' Arc de Constantin!

 

 

 

    OSTIE  

12.06.08 Ostia-Lido di Roma, une longue plage, étroite, une Promenade - il lungomare - tout aussi longue: voici "Rome-sur-mer". La plage - la spaggia: ici les concessions se suivent - mais l'accès à la plage reste libre! -, bars, de vrais restaurants de plage parfois, constructions en bois ou belles constructions en dur. Tout est propre et net, bien entretenu et peint. Ici la clientèle est jeune, là, c'est le lieu de rendez-vous d'une classe moyenne plus aisée.

Côté nord-ouest près du nouveau port - Porto turistico di Roma, avec ses équipements, de jour accessibles à tous, restaurants, gelaterie, magasins, boutiques, et même sa filiale de banque, mais, de nuit, fermé, gardé - les quartiers plus populaires et plus pauvres d'Ostie, parfois d'aspect vraiment délabré. Barres d'immeubles dont le pourrissement du béton trahit le manque d'entretien. Le linge sèche, pendu aux fenêtres.

 

OSTIE  

 

Nous pénétrons entre les immeubles: ici, les chaussées sont défoncées, le recouvrement est en très mauvais état, les graffitis sont omniprésents, quelques voitures brûlées, ci et là, déchets et détritus.... Et pourtant les terrasses sont fleuries, l'atmosphère régnante n'est en rien désespérée, au contraire. Nous allons vers le Marché couvert, un quartier rénové où trois super-marchés viennent d'ouvrir. Parcs à voitures. Esplanades. Mais toujours ce manque d'entretien.

Plus loin vers le sud-est, là où s'étend le centre d' Ostie, tout s'améliore: larges avenues marchandes et animées, beaux commerces, constructions neuves, immeubles avec de grandes terrasses multicolores et fleuries: ici on est plus aisé. Puis encore, le quartier de la gare, lui aussi, animé, vivant.

 

  OSTIA ANTICA  

Hier nous avons visité Ostia Antica [ album-photos ] , qui avec Pompei et Herculaneum, est l'un des sites de fouilles les plus importants. L'étendue de l'antique port de Rome frappe le visiteur: les fouilles qui n'ont débuté qu'au début du XXe siècle, ont mis à jour une ville de 50.000 habitants. Une ville de commerçants et négociants, et de transporteurs. Une ville d'immeubles, de villas, de temples - et un grand théâtre - un Capitole, des forums, mais aussi une ville qui comptait de très nombreux commerces, magasins et échoppes, des ateliers, des entrepôts. Impressionnant.

Nous avons profité de notre escale romaine prolongée afin d'obtenir pour Eric un rendez-vous à l'hôpital d'Ostie pour un traitement de routine afin de ne plus devoir nous en soucier au cours de la suite de notre périple italien. Aujourd'hui, enfin, c'est le grand jour: l'expérience édifiante du système de santé, que nous partageons, donc, avec les Italiens!

 

 

   

13.06.08 Notre troisième promenade d'un jour, à Rome, au départ de Roma-Ostia, Porto turistico (itinéraire, voir "Kortom" sous Porto turistico di Roma). [ album-photos ]

Aujourd'hui ce n'est pas vraiment une promenade dans Rome qui nous attend, bien que ... Nous avons rendez-vous avec quelques chefs-d'oeuvre: dans la Basilique Saint-Pierre nous voulons voir la Pietà, oeuvre du jeune Michel-Ange, et la coupole, également de Michel-Ange - la basilique nous impressionne par son caractère monumental unique ... mais pas plus!

Puis c'est vers les Musei Vaticani que nous dirigeons nos pas : nous avons établi une petite liste de ce que nous voulons absolument voir: la Vénus de Cnide, le groupe de Laocoon, l' Apollon du Belvédère, et le Persée, pour le musée gréco-romain; certainement, les Chambres de Raphaël; dans la magnifique chapelle Sixtine nous voulons admirer cet autre chef-d'oeuvre de Michel-Ange: la voûte restaurée, et le travail de Botticelli; dans la Pinacothèque ce sont les oeuvres de Raphaël, de Léonard de Vinci et du Caravage qui figurent sur notre liste. La Descente de Croix du Caravage nous intéresse particulièrement car lors de notre hivernage à Menton nous avons assiste à une conférence au cours de laquelle furent comparées l'oeuvre de Georges de La Tour et celle du Caravage.

Par la disposition des différentes parties des Musées du Vatican et quelque peu entraînés par la foule des visiteurs nous y resterons bien plus longtemps et nous verrons bien plus, et tout particulièrement les magnifiques tapisseries réalisées à Bruxelles dans les ateliers Pieter van Aelst. Imprévues aussi ces rencontres avec Dali et Botero!

Peu avant la fermeture - alors que la plupart des visiteurs ont déserté les lieux et que les gardiens, bâillant, voient arriver - enfin - leur fin de journée, nous retournerons un instant à la chapelle Sixtine ...

 

Musées du Vatican, musées d'une très grande richesse, plus encore que nous ne l'avions soupçonné. Et ... nous avons fait la file tout au plus quatre minutes ... pour acheter nos tickets!

 

   

Mais Rome continue de nous charmer ..., nous repassons donc par la Piazza Novana et la Piazza di Spagna, par ces petites rues si agréablement animées où nous pourrions nous promener pendant des heures ...

Avant de reprendre le métro, nous entendons le début du concert que la fanfare de la Marine donne en ce début de soirée de samedi sur la Piazza di Spagna ...

 

 

16.06.08 Notre quatrième promenade d'un jour, à Rome, au départ de Roma-Ostia, Porto turistico (itinéraire, voir "Kortom" sous Porto turistico di Roma). [ album-photos ]

A la station des bus, près de la station de métro Piramide nous prenons le bus 118 vers la Via Appia Antica, Rome hors des murs: nous voulons avoir visité au moins une catacombe.

 

   

La catacombe de S.Sébastien - une des plus belles, et la plus ancienne - est située à l'endroit de ce qui était originellement un petit cimetière ouvert romain: les premiers chrétiens l'ont ensuite creusée. Il est midi lorsque nous arrivons sur le site, tout juste à l'heure pour un léger lunch dans l'agréable et beau restaurant L'Archeologia situé à cent mètres plus loin. La visite, interdite sans guide accompagnateur - le nôtre sera anglophone - nous conduit à travers un dédale de couloirs souterrains. Après cette passionnante et surprenante visite voici venu le temps d'un shopping à la romaine dans le quartier de la Via del Corso: ceci aussi fait partie de notre - large - "reconnaissance" de Rome.

 

 

 

Le Porto Turistico di Roma est le port idéal pour visiter Rome grâce aux bonnes liaisons par les transports en commun, parfaitement utilisables avec le ticket-journée de 4 euro. D'autre part, sa situation à côté de la plage d'Ostie est très agréable, certainement en cas de forte chaleur (ce qui n'est pas le cas actuellement!), et puis, pour notre bateau le prix de l'emplacement est très largement inférieur à toute chambre d'hôtel dans cette très belle capitale. Nous trouvons Rome une ville passionnante et charmante dont la richesse et la variété culturelles nous incitent à y passer beaucoup de temps, même au cours d'un périple en voilier!

 

Dans l'album-photos: De Menton à Rapallo, De Rapallo à l'Ile d' Elbe et De l'île d'Elbe à Rome

La suite de notre voyage: 3. L'Italie et ses îles (2008): 2. De Rome à Santa Maria di Leuca et la traversée vers le Grèce. Pf 4.2

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Updated 6-feb-14
   
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